Solopreneur : de quoi parle-t-on vraiment ?
Le mot solopreneur s’est imposé ces dernières années dans le vocabulaire des indépendants. Derrière ce terme, il y a une réalité très concrète : entreprendre seul·e, sans salarié, avec une activité souvent digitale, agile et pensée pour durer.
Et bien souvent scalable (= arrêter de vendre son temps pour gagner plus sans travailler comme une forcenée). C’est d’ailleurs ce qui différencie le solopreneur du freelance.
Dans le contexte de l’expatriation, être solopreneur devient l’un des modèles les plus accessibles pour (re)lancer une activité pro sans dépendre d’un employeur local, d’un visa salarié ou d’un réseau installé depuis des années.
Solopreneur : définition simple
Un solopreneur est une personne qui crée, développe et gère une activité sans salarié. Elle reste seule aux commandes de son entreprise, tout en pouvant :
- déléguer à d’autres freelances ;
- collaborer avec des partenaires ;
- s’appuyer sur des outils et systèmes automatisés (ah l’IA…).
Être solopreneur n’a donc rien à voir avec le fait de « ne pas réussir à embaucher ». C’est un choix de modèle : celui d’une structure volontairement légère, centrée sur la liberté, la rentabilité et la flexibilité.
Et quand on voit les charges qui pèsent sur les entreprises pour recruter une personne salariée, on peut se dire que le solopreneuriat a des belles années devant lui. Je pense vraiment que les entreprises vont faire de plus en plus appel à des prestataires externes sur des missions précises.
Solopreneur vs entrepreneur « classique »
Sur le fond, le solopreneur reste un entrepreneur : il ou elle prend des risques, crée de la valeur, trouve des clients, gère une activité. La différence se joue surtout dans le modèle de développement.
▪️ Entrepreneur « classique »
📌 Objectif : croissance, équipe, recrutements
📌 Structure avec salariés, charges fixes importantes
📌 Management, gestion d’équipe au quotidien
📌 Possible pression d’investisseurs ou d’associés
▪️ Solopreneur
📌 Objectif : autonomie, rentabilité, qualité de vie
📌 Structure ultra-légère, peu de coûts fixes
📌 Pas de management salarié, collaboration ponctuelle
📌 Décisions 100% indépendantes (enfin, il faut quand même écouter le marché !)
On pourrait résumer ainsi : le modèle solopreneur optimise d’abord pour la liberté, là où le modèle entrepreneurial « classique » optimise souvent pour la croissance externe.
👆🏼 Comme ça, à peu près…
Pourquoi le modèle solopreneur séduit de plus en plus
Plusieurs facteurs expliquent l’essor du soloprenariat :
- Digitalisation : il est possible de vendre, livrer et communiquer en ligne, depuis n’importe où.
- Recherche de sens : beaucoup de pros veulent reprendre la main sur leur temps, leurs clients, leurs projets.
- Parcours non linéaires : reconversions, expatriations, temps partiels… le CDI à vie n’est plus la norme. Et finalement, c’est une belle nouvelle pour les femmes expatriées.
Le solopreneuriat répond à une envie claire : travailler autrement, sans perdre sa liberté.
Exemples de métiers solopreneur
Voici quelques exemples concrets de métiers compatibles avec le modèle solopreneur (liste non exhaustive) :
- Services digitaux : webdesigner, social media manager, consultant SEO, rédacteur web,
- Expertise & conseil : coach, consultant·e business, mentor, formatrice
- Création de contenus : Podcasteur·rice, YouTubeur·se, photographe, créateur·rice de newsletters
- Produits numériques : création de templates, e-books, formations en ligne, programmes d’accompagnement
- Bien-être : sophrologue, praticien·ne bien-être, prof de yoga ou de pilates en ligne
La plupart de ces activités peuvent être gérées à distance, ce qui les rend particulièrement adaptées aux personnes en expatriation.
Je t’invite aussi à lire 10 idées de business simples à tester depuis l’expat.
Les avantages concrets du soloprenariat
- Liberté géographique : tu peux travailler depuis différents pays, voyager.
- Agilité : tu testes, ajustes, pivotes sans avoir à réorganiser toute une équipe.
- Risques financiers limités : charges réduites, pas de masse salariale à assumer (lire aussi : comment créer son entreprise sans argent, même à l’étranger).
- Alignement vie pro / perso : tu fixes tes horaires, ton rythme, ton niveau de charge.
- Contrôle : tu restes maître de tes décisions, de tes clients, de ton image.
Pour une personne qui vit à l’étranger, ce modèle offre une vraie marge de manœuvre : le business peut suivre, même si le pays change.
Les limites à connaître
Le soloprenariat n’est pas une solution magique. Il comporte aussi des limites très réelles :
- Isolement : travailler seul·e peut peser, surtout en cas de doute ou de coup dur.
- Multi-casquette : il faut accepter de gérer le commercial, le marketing, la production, l’administratif…
- Revenus irréguliers au démarrage, avant de stabiliser l’activité.
- Dépendance à soi-même : seul.e à la barre signifie aussi porter toute la responsabilité.
C’est là que l’accompagnement, la structuration d’offres récurrentes et la mise en place de systèmes prennent tout leur sens.
Solopreneur ne veut pas dire « petit business »
Rester solopreneur ne signifie pas se condamner à de petits revenus. Certains solobusiness sont très rentables, justement parce qu’ils :
- ont des offres haut de gamme ;
- intègrent des revenus récurrents (abonnements, memberships, maintenance, etc.) ;
- s’appuient sur une marque personnelle forte ;
- restent très optimisés en coûts.
La question n’est plus « quelle taille fait l’entreprise ? », mais quel équilibre tu veux entre revenus, temps et liberté.
Hyperfreelance, actifs et modèles hybrides
Certains solopreneurs se reconnaissent aussi dans le concept d’« hyperfreelance » : l’idée est de ne plus seulement vendre son temps, mais de créer des actifs qui génèrent du revenu même quand on ne travaille pas directement dessus.
Ces actifs peuvent être par exemple :
- des formations en ligne ;
- des templates, packs de ressources, bases Notion ;
- un membership ou une communauté payante ;
- du contenu monétisé.
Le but n’est pas de copier un modèle de start-up, mais de construire un solobusiness plus scalable et plus confortable, toujours sans salarié.
Ressources francophones pour aller plus loin
- Flavie Prévot – Le Board
Solopreneure, podcasteuse et fondatrice du média Le Board, elle partage des ressources très concrètes pour développer un solobusiness rentable et durable, sans salariés.
Site : https://leboard.fr/ - Rémi Lauer – Hyperfreelance
Rémi a lancé un programme de formation mais il partage surtout son parcours pour devenir hyperfreelance dans sa newsletter Substack. Beaucoup de contenu très intéressant à consulter par ici.
Solopreneur à l’étranger : un modèle particulièrement adapté
Pour une personne expatriée, le modèle solopreneur présente plusieurs atouts :
- tu peux viser un marché situé dans ton pays d’origine tout en vivant ailleurs ;
- tu peux suivre les déménagements liés au travail de ton conjoint sans « perdre » ton activité ;
- tu construis un business autour de tes compétences, pas d’un employeur local ;
- tu restes aux commandes de ton temps et de ta stratégie.
C’est l’un des piliers de la vision de Tremplin Nomade : transformer la mobilité internationale en tremplin professionnel, et non en parenthèse subie.
Conclusion : être solopreneur, c’est choisir la liberté
Le solopreneur n’est pas un entrepreneur « en petit ». C’est quelqu’un qui fait un choix clair : celui d’une activité indépendante, construite sur mesure, sans salariés, avec une recherche d’équilibre entre revenus, liberté et sens.
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